“Comment peut-on être rebelle aujourd’hui ? Je me demande surtout comment on pourrait ne pas l’être ! Exister, c’est combattre ce qui me nie. Être rebelle, ce n’est pas collectionner des livres impies, rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis dans les Cévennes. C’est être à soi-même sa propre norme. S’en tenir à soi quoi qu’il en coûte. Veiller à ne jamais guérir de sa jeunesse. Préférer se mettre tout le monde à dos que se mettre à plat ventre. Pratiquer aussi en corsaire et sans vergogne le droit de prise. Piller dans l’époque tout ce que l’on peut convertir à sa norme, sans s’arrêter sur les apparences. Dans les revers, ne jamais se poser la question de l’inutilité d’un combat perdu. ”
Dominique Venner, le Cœur rebelle
Le premier colloque autour de l’œuvre et des idées de Dominique Venner se tiendra le 17 mai 2014 à la Maison de la Chimie à Paris, à partir de 14h30 (28 rue Saint-Dominique 75017 Paris)
Le programme des interventions :
- “Dominique Venner, historien et essayiste de l’histoire” par Philippe Conrad
- “Dominique Venner, le coeur rebelle” par Pierre-Guillaume de Roux
- “Les leçons du samouraï” par Javier Portella
- “L’esprit Corps Franc” par Bernard Lugan
- “Un exemple de tenue” par Alain de BenoistCe sera aussi l’occasion du lancement de la réédition du Cœur rebelle par les Éditions Pierre-Guillaume de Roux.
Le nombre de places est limité, aussi nous vous recommandons vivement le recours à la billetterie en ligne
Notez également qu’une vente de livres de Dominique Venner, anciens ou récents, sera organisée sur place.
Cliquez ici pour télécharger l’affiche du colloque en haute définition.
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Dominique Venner, écrivain et historien au cœur rebelle...
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Noires fureurs, blancs menteurs...
Les éditions Fayard viennent de rééditer dans leur collection de poche Pluriel l'essai de Pierre Péan intitulé Noires fureurs, blancs menteurs, consacré à la guerre civile au Rwanda. Journaliste d'investigation et esprit libre, Pierre Péan est un de ceux qui, avec Bernard Lugan, Charles Onana et Robin Philpot, a contribué à remettre en cause la thèse officielle du génocide, diffusée par le régime de Paul Kagamé et ses soutiens occidentaux. Il a, à la suite de la publication de ce livre en 2005, été victime d'une campagne de terrorisme judiciaire menée par les associations proches du régime de Kigali et relayée par SOS Racisme.
Pierre Péan a récemment publié Carnage - Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique (Fayard, 2010) et Kosovo - Une guerre "juste" pour un Etat mafieux (Fayard, 2013).
" Au printemps 1994, le monde est stupéfié par le déchaînement de fureur et de violence qui s'est emparé d'un petit pays africain, au cœur de la région des Grands Lacs, le Rwanda. Jamais le continent noir n'avait connu des massacres d'une telle ampleur. Très vite, les médias opposent victimes, les Tutsis, et bourreaux, les Hutus ; et ils désignent les coupables de cette folie meurtrière sans précédent, qualifiée de génocide : la communauté internationale, qui n'a pas su prévenir l'embrasement général ; et, en premier lieu, la France, soutien du président Habyarimana et du régime en place qui aurait armé les milices exterminatrices. Qui a tué Habyarimana le 6 avril 1994 dans un attentat qui a déclenché les massacres ? La question a ressurgi plus de dix ans après les faits. Instigateur aussi de cette guerre, Paul Kagame, actuel président du pays, « libérateur », chef des mercenaires tutsis armés en Ouganda. Pierre Péan démontre que le génocide de 1994 est un épisode dans une guerre civile et régionale ignorée, plus meurtrière encore, voulue depuis octobre 1990. Le FPR était prêt à tout pour conquérir le pouvoir à Kigali, y compris à sacrifier des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus. Pierre Péan est journaliste d’investigation. "
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Rwanda, un génocide en questions...
Les éditions du Rocher viennent de publier une étude de Bernard Lugan intitulée Rwanda - Un génocide en questions. Historien et africaniste, Bernard Lugan est un spécialiste du Rwanda, pays dans lequel il a passé plus de dix ans. Il est notamment l'auteur d'une imposante Histoire de l'Afrique des origines à nos jours (Ellipses, 2009).
"Vingt ans après (avril 1994), il n'est plus possible de dire que le génocide du Rwanda était programmé, que la France en serait complice, que pour le commettre les "extrémistes" hutu avaient créé une cellule secrète nommée Akazu, qu'ils avaient dressé des listes de Tutsi à abattre, qu'ils avaient fondé la radio des Mille collines pour les besoins de leur propagande génocidaire, qu'ils assassinèrent leur propre président en abattant son avion et qu'enfin ils firent un coup d'état dans la nuit du 6 au 7 avril 1994.
Ces idées reçues qui constituaient les bases de l'histoire officielle écrite par les vainqueurs de la guerre civile rwandaise, afin de légitimer la conquête du pouvoir par le général Kagamé, ont été balayées par le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda créé par le Conseil de sécurité de l'ONU afin de juger les responsables de ce génocide.
Expert assermenté dans les principaux procès qui se tinrent devant ce tribunal, Bernard Lugan a eu accès à la totalité de ces archives ce qui lui a permis d'écrire ce livre dans lequel tout ce que l'on croyait savoir au sujet du génocide du Rwanda est remis en question."
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Tour d'horizon avec Bernard Lugan...
Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Bernard Lugan à Egalité et Réconciliation TV. Il y évoque ses derniers livres mais également l'actualité récente. Il annonce, par ailleurs, pour la fin janvier la sortie aux éditions du Rocher de Rwanda, un génocide en questions, un livre explosif, et nourri par ses travaux d'expert pour la justice pénale internationale, dans lequel il démonte la version officielle sur les responsabilités de ce drame...
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Les snipers de la semaine... (75)
Au sommaire cette semaine :
- sur son blog, Bernard Lugan mouche Marc Lavergne, africaniste politiquement correct du CNRS...
- sur le blog de Silvia Cattori, Jean Bricmont allume les faux-culs qui ne veulent pas défendre la liberté d'expression dans l'affaire Dieudonné...
Pourquoi je ne soutiens pas Dieudonné
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Centrafrique : le bourbier ?...
Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Bernard Lugan, cueilli sur le site de Boulevard Voltaire et consacré à l'évolution de la situation en Centrafrique...
Centrafrique : l'inconséquence de François hollande
Avec les socialistes, nous vivons un éternel recommencement : les moyens militaires sont toujours amputés, le réel n’est jamais pris en compte et les interventions sont décidées au pic des crises… L’exemple de la RCA illustre cette constante. À l’heure où ces lignes sont écrites, la situation y est la suivante :
1) La France a contre elle la minorité musulmane vivant dans le sud du pays. Instrumentalisée par la Séléka, elle accuse l’armée française de partialité. Quant à la majorité sudiste chrétienne, elle reproche à nos forces soit de ne pas la protéger, soit de ne pas lui permettre de se venger…
2) Le conflit qui était ethnique au départ devient peu à peu religieux, engerbant, en quelque sorte, les composantes ethniques régionales avec tous les risques internationaux qu’une telle évolution implique.
3) Une guerre dans la guerre menace, car le contingent tchadien réprime les chrétiens cependant que les contingents issus d’autres parties de l’Afrique matraquent les musulmans…
L’erreur de François Hollande est triple :
1) La nécessaire intervention française devait se faire il y a un an quand, avec peu de moyens, il était possible de « traiter » rapidement et efficacement les coupeurs de route de la Séléka. Au contraire, l’Éysée laissa à ces derniers tout loisir de prendre Bangui. Puis, devant l’ampleur des massacres, le chef de l’État ordonna à nos forces d’intervenir. Mais il était bien tard…
2) Cette décision d’intervenir fut prise au nom de l’humanitaire – comme si l’Élysée craignait d’avoir une approche trop militaire de l’opération –, et sans qu’il ait été tenu compte des réalités ethno-politiques locales. De plus, aucun règlement politique ne fut prévu en dehors d’un mirage électoral pour l’année 2015. Élections qui ne seront d’ailleurs qu’une nouvelle illustration des rapports de force ethniques puisque l’ethno-mathématique électorale montrera ce que tout le monde sait : les ethnies qui composent la Séléka ne représentent qu’environ 5 % de la population du pays. Rien n’aura été réglé pour autant.
3) Pour cette intervention, nos forces n’ont pas eu d’objectif clair. Entre l’humanitaire et le désarmement des milices, quelle était leur mission ? De plus, comment prétendre rétablir la paix dans un pays plus vaste que la France avec seulement 1 600 hommes dont plusieurs centaines affectés à la garde de l’aéroport ?
Alors qu’il fallait donner aux militaires les moyens de sidérer l’adversaire et de saturer l’objectif, les chiches moyens qui leur furent alloués ne leur permirent, dans un premier temps, que de lancer des patrouilles, non de quadriller, donc de tenir le terrain, seul moyen d’empêcher les massacres. De plus, au moment où l’opération était lancée, il fallut sécuriser la visite du président Hollande en ramenant l’essentiel des troupes dans le secteur de l’aéroport. Des quartiers qui venaient de voir passer des soldats français et dont la population pensait qu’elle était désormais sauvée furent donc de nouveau le champ d’action des tueurs…
L’impression d’impuissance a été accentuée par le fait qu’au lieu d’être désarmée – but premier de l’opération –, la Séléka a au contraire bien voulu accepter d’être cantonnée – du moins pour le moment –, mais en conservant ses armes…
Pour sortir de ce bourbier, il n’y a que trois issues, toutes trois mauvaises :
1)Un retrait de nos forces ; mais, outre le fait que la France perdrait toute crédibilité, elle serait plus tard accusée d’avoir laissé se commettre un « génocide ».
2) Le recours à un volapük militaire international permettant à Paris de « diluer » les conséquences de l’opération. Outre le fait que les massacres ne cesseront pas, la France sera, quoi qu’il en soit, considérée comme la vraie responsable d’un éventuel échec.
3) Le choix d’une option résolument militaire avec envoi de renforts, objectif clairement défini, désignation de l’ennemi et de l’ami, donc emploi de la force contre la Séléka à l’origine du chaos. L’inconvénient de cette option est que les islamistes mondiaux parleront d’une nouvelle « croisade » française contre des musulmans. Par ailleurs, étant donné qu’une grande partie de la force de frappe de la Séléka est composée des Janjawid soudanais de sinistre mémoire, les risques de contagion seront réels.
Une situation à suivre, en souhaitant un bon Noël à nos soldats.
Bernard Lugan (Boulevard Voltaire, 25 décembre 2013)